Transcription
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Sire, jay bien voulu adviser votre majesté comment Montbrun, après avoir ruyné le
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prieuré de Vif et bruslé partie du village, sest retiré par ces montagnes avec toutes
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ses forces où il attend quelque trouppe que ung nommé Colombin luy doibt amener
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du cousté d’Angrongne comme jen suys bien adverty, afin de se rendre le plus fort
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en ces endroictz là où il seroyt mal aysé de le forcer. Toutesfoys monsieur d’Ambrun
6qui a levé quelzques forces [barré : en ces quartiers là là hault, telles quil a peu [barré : en ces quartiers là ] ]
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a si bien pourveu aux passages que à peyne pourront-ilz passer que bien mal
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aysement sellon lesperance quil men donne ; que me semble ne vous debvoir
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celler, sire, le bon debvoir quil y faict pour votre service, sellon les bons
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moyens quil y a, qui me faict supplier très humblement votre majesté luy en toucher
11ung mot par escrit [barré : à celle fin quil congnoisse que je ne luy celle point le bon debvoir que luy et les autres font
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à votre service]. Voz subiectz de Pragella promectent assés de ne
13remuer poinct, mais [barré : il ne sy fault fyer, si non en tant quilz verront leur beau jeu
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comme ilz ont faict cy devant] silz voyent leur beau jeu, ilz ne fauldront point dy entrer.
